|
Ensemble Pierre Robert :
Anne Magouët dessus
Sarah Breton bas-dessus
Edwin Crossley-Mercer basse taille
Thomas Leconte flûte
Ruth Unger flûte
Michelle Tellier basse de flûte
Stéphan Dudermel violon
Yannis Roger violon
Florence Bolton viole de gambe
Alexandre Salles basson
Benjamin Perrot théorbe
Frédéric Desenclos orgue et direction
Precatio - Fugue sur les anches - Sola Vivebat - Fond d'orgue - Supplicatio - Tierce en taille - Quemadmodum - O Salutaris - Fugue - Gratiarum
www.resmusica.com
Motets
pour le Grand Dauphin : L’intense passion baroque
…les motets que nous
trouvons dans cet enregistrement sont des pièces rares et remarquables, servies
par une interprétation équilibrée au service du seul génie de Charpentier. Le Sola vivebat in antris pour Sainte
Madeleine n’est pas loin de nous conduire à l’extase. La maîtrise des
interprètes, parvient à donner sens à des techniques de composition
sophistiquées mais qui au résultat sont bien plus que de simples notes sur une
partition. …. Et l’on retrouve
cette même sensation dans l’œuvre la plus sublime de cet enregistrement le Supplicatio pro defunctis ad Virginem.
L’intensité de l’expressivité de cette pièce est merveilleusement rendue aussi
bien par les instrumentistes, flûtes et basse de flûte que par les
voix......Cet enregistrement viendra enrichir agréablement votre discographie
d’un compositeur qui donna à la musique sacrée des œuvres séduisantes,
envoûtantes dont la découverte est un émerveillement.
par Monique
Parmentier (19/02/2009)
http://culturopoing.com
Une douceur éloquente
Loin des Te Deum qui
ont parfois marqué de leur glorieux éclat la discographie de Marc-Antoine
Charpentier (1643-1704) , ce disque magnifique de l’Ensemble Pierre Robert
choisit d’explorer le répertoire plus intimiste du compositeur, réunissant
quelques motets composés pour Louis de France, …. Point de vanité
vocale ici, mais une alternance de retenue et de ferveur, au gré du texte, de
la contrition à la gratitude, de la lenteur à la vitalité. Aucune faiblesse
ici, tant solistes et instrumentistes, parfaitement équilibrés, sont habités
par une même éloquente douceur. Un disque à marquer d’une pierre blanche pour
son élégance discrète et sa beauté sonore.
Posté par
Jean-François Meira le 08 février 2009
Le Monde de la musique n°340 – mars 2009
…voici de la musique
admirable, notamment le subtil Sola
vivebat in antris. Couronnant ce bel ensemble, Supplicatio pro defunctis, où les affres de la mort sont éclairées
par l’irruption de la dulcedo
mariale….. A lui seul, ce motet mérite d’acquérir ce disque. L’Ensemble Pierre
Robert poursuit son impeccable parcours . A un trio vocal aussi expressif
que cohérent s’ajoute un opulent ensemble instrumental et une évidence qui
devrait être une loi : jamais cette musique ne sonne mieux qu’à la tribune
d’un grand orgue historique …. surtout quand il s’agit de ce somptueux orgue de
Tongeren.
Frank
Langlois
Diapason n°567 – mars 2009
…..Si on
retrouve avec bonheur le timbre chaud de Sarah Breton en bas-dessus, ses
acolytes concourent également à magnifier les délicatesses expressives de la
musique de Charpentier. La basse Edwin Crossley-Mercer donne une lecture très
convaincante de l’O salutaris hostia H
248 ; …..L’équilibre entre les voix et les instruments s’établit
heureusement. De brefs versets d’orgue de Louis Marchand, contemporain de
Charpentier, à l’orgue historique de la basilique de Tongres, prolongeront la
méditation de l’auditeur.
Henri de
VILLIERS
http://www.musebaroque.fr/
Muse d’OR
L'Ensemble Pierre Robert - dont on connaît les
affinités avec la musique religieuse du Grand Siècle, notamment depuis
l'excellent Caeleste Convivium de
Danielis (Alpha) – a rassemblé dans ce programme des pièces que Charpentier
composa pour le fils du Soleil….. Le Precatio
pro filio Regis dévoile d'entrée les qualités du groupe : tempo allant,
sensualité italianisante des cordes, élégance et lisibilité des lignes vocales,
opulence des timbres. Frédéric Desenclos insiste sur la dynamique résultant du
contraste entre les passages soutenus par la seule basse continue et les
interventions orchestrales, créant du relief par l'alternance des pleins pouvoirs
et des courtes échappées. Le trio de solistes fusionne avec grâce, et l'on
admire en particulier la basse ferme et structurante d'Edwin Crossley-Mercer et
la transparence marbrée d'Anne Magouët. Les instrumentistes font preuve d'une
grande cohésion qui ne contribue pas peu au climat de ferveur chaleureuse de
l'enregistrement, avec un travail sur les couleurs et les textures de chaque
instant, en particulier à propos du basson et des flûtes. Ainsi, le Sola vivebat in antris se trouve
renforcé par le basson grainé et bonhomme d'Alexandre Salles, et les quelques
échos de théorbe exhalent, goutte à goutte, la mélancolie. Quelques plages
après, on ne peut trop louer le sublimissime
Supplicatio pro defunctis aux
chromatismes audacieux et lancinants, habilement placé au milieu du programme,
qui passe des grandes scènes de déploration aux passages contrapuntiques plus
virtuoses en conservant une force évocatrice peu commune. On notera avec
intérêt l'introduction d'une basse de flûte qui apporte du liant aux graves. ….On retrouve plus directement l'Italie dans le
petit motet pour basse seule O salutaris hostia déclamé avec splendeur
et théâtralité par Edwon Crossley-Mercer d'une voix riche aux inflexions
nuancées, dénotant une maîtrise implacable des mélismes et ornements. Enfin, Gratiarum actiones pro restitua delphini
salute, composé pour célébrer la guérison du Dauphin touché par les fièvres
en 1680, présente de belles effusions joyeuses dans sa seconde partie où les
dessus s'entrelacent voluptueusement. Ajoutons pour conclure que sont
intercalés entre les motets des œuvres d'orgue de Marchand que Frédéric
Desenclos interprète avec fluidité et naturel……
Anne-Lise Delaporte
|